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Les Années Folles

La période qui suit directement la Première Guerre Mondiale est connue, en France principalement, sous le nom des "Années Folles". De quoi s'agissait-il exactement ?

Un petit retour sur cette période s'impose.

 

Source: Wikipedia

Retour sur les Années folles

Les « Années folles » est le nom donné à la période qui va d’environ 1920 à 1930 en France. Elle se termine avec le début de la « Grande Dépression ».

A Paris, la population n’a jamais perdu son sens de la fête. On faisait la fête pour se donner du courage et se moquer de l’ennemi. On poursuivit la fête ensuite, pour distraire les permissionnaires. Puis quand l’horreur de la guerre eut enlevé l’envie de rire, on continua la fête pour se consoler.

Après la fin du conflit, c'est une jeunesse débridée qui se lance sur les pistes de danse et dans les boîtes de nuit où le Jazz et le Charleston deviennent de plus en plus populaire. On ne veut plus penser à l'horreur qui s'achève. Il faut panser ses plaies aussi, et ne pas regarder vers un avenir qui s'annonce incertain.

Mais surtout, cette nouvelle génération proclame : « Plus jamais ça ! ».

Le Jazz venu d’Amérique avec les troupes US fait son apparition mais aussi des danses nouvelles (Charleston, Tango, …), la radio, les sports, l’électroménager, etc. sur fond de forte croissance économique.

Le music-hall remplace définitivement le café-concert. On va au Casino de Paris et au concert parisien comme on va au théâtre. Les productions artistiques se succèdent à un rythme effréné. Des artistes français rencontrent la gloire internationale (Maurice Chevalier, Mistinguett, …). Des artistes étrangers trouvent la consécration à Paris, la plus connue restant sans doute Joséphine Baker et sa célèbre ceinture de bananes !

Le sport, en tant que spectacle et divertissement connait aussi en engouement similaire. En effet la fréquentation des lieux sportifs augmente sensiblement au cours des années qui suivent la guerre. Et la presse donne aux événements sportifs une audience et une popularité croissante. Les journaux jouent en effet un rôle majeur dans la promotion du sport aux travers de leurs pages sportives. Tour de France cycliste et les Jeux Olympiques de Paris en 1924 sont des grands succès populaires dûs en grande partie à la promotion que la presse en fait. La pratique du sport qui était avant-guerre l’apanage d’une certaine élite sociale se répand dans les couches les plus populaire de la société de l’après-guerre.

Parallèlement à cette culture des élites s'affirme dans le même temps à Paris, une culture populaire qui connaît un succès croissant et finit par s'imposer à la fin des années 1920 et au début des années 1930 au travers d'artistes comme Maurice Chevalier ou encore la meneuse de revues Mistinguett.

Mais près l'envol de la Bourse au cours des années folles, le krach de 1929 à Wall Street annonce la fin de cette période d'insouciance. Dès 1928, la salle de spectacle parisienne la Cigale ferme puis en 1929, l'Olympia et le Moulin Rouge connaissent le même sort. En 1931, la crise qui débuta par le krach de Wall Street frappe l’Europe. La fréquentation des music-halls et autres dancings se réduit progressivement.

Les « Années folles » se caractérisent bien par cette volonté de paix intérieure et d'une société qui veut profiter au maximum de la vie tant qu'elle le peut encore, les années à venir étant incertaines. C'est cette société qui se réjouit d'une paix retrouvée et qui découvre dans le même temps les bienfaits de la consommation en s'efforçant finalement de prolonger au maximum cette situation de stabilité intérieure.

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